Sable siliceux pour la filtration de l’eau au Maroc : D10, Cu et cahier des charges

Guide technique du sable siliceux pour la filtration de l’eau au Maroc : granulométrie, D10, D60, coefficient d’uniformité, lavage et contrôles.

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L’essentiel pour sélectionner un sable filtrant

Notre analyse des références marocaines et internationales conduit à une conclusion claire : le sable siliceux pour la filtration de l’eau doit être sélectionné comme un composant technique du procédé, et non comme un simple matériau en vrac.

Une appellation telle que « sable lavé », « sable fin » ou « sable 0,5–1 mm » ne permet pas, à elle seule, de prédire le comportement du média dans un filtre.

Pour étudier correctement une demande, nous examinons notamment :

  • le type de filtre ;
  • la qualité de l’eau à traiter ;
  • la vitesse de filtration ;
  • la hauteur du lit ;
  • la courbe granulométrique ;
  • D10 et D60 ;
  • le coefficient d’uniformité Cu ;
  • la teneur en fines ;
  • la composition minéralogique et chimique ;
  • le dispositif de drainage ;
  • la méthode de lavage ;
  • les contrôles exigés ;
  • la quantité, le conditionnement et la destination.

Ces paramètres influencent la circulation de l’eau, la perte de charge, la durée des cycles, la qualité du lavage et la régularité du fonctionnement.

Décision technique Donnée à examiner Incidence principale
Définir la taille du média Courbe granulométrique, D10 et D60 Perméabilité, rétention et perte de charge
Vérifier l’homogénéité Coefficient d’uniformité Cu Répartition des tailles et risque de ségrégation
Maîtriser le démarrage Teneur en fines et propreté Turbidité initiale, rinçage et colmatage
Étudier la nature du matériau Analyses chimique et minéralogique Composition, stabilité et constituants secondaires
Préparer le lavage Taille, densité, forme et hauteur du lit Expansion du lit et risque d’entraînement
Sécuriser l’approvisionnement Échantillon, analyse et traçabilité Concordance entre spécification et lot livré

Les valeurs publiées par l’ONEE, l’OMS, l’EPA ou d’autres institutions doivent toujours être lues dans le contexte du procédé concerné. Une spécification applicable à un filtre lent ne doit pas être copiée automatiquement dans un projet de filtration rapide ou de traitement d’eaux usées.

Comment un lit de sable filtre-t-il l’eau ?

Un lit filtrant est un milieu poreux formé par l’empilement de grains. L’eau circule à travers les passages créés entre ces grains.

Le fonctionnement ne correspond pas uniquement à un tamis qui retiendrait tout ce qui dépasse une ouverture donnée. Plusieurs mécanismes peuvent agir simultanément :

  1. Le tamisage local, lorsque certaines particules ne peuvent pas franchir les passages disponibles.
  2. L’interception, lorsqu’une particule suivant une ligne de courant rencontre un grain.
  3. La sédimentation dans les pores, lorsque les conditions hydrauliques permettent le dépôt.
  4. L’attachement aux surfaces, influencé par les propriétés de l’eau, du floc et du média.
  5. La filtration en profondeur, lorsque les particules sont retenues à différents niveaux du lit.
  6. L’activité biologique, particulièrement importante dans la filtration lente.

Les performances dépendent donc du média, mais aussi de l’ensemble de la filière :

  • qualité de l’eau brute ;
  • coagulation et floculation ;
  • décantation ;
  • charge de matières en suspension ;
  • vitesse réelle ;
  • équirépartition du débit ;
  • hauteur du lit ;
  • maturité du filtre ;
  • fréquence et qualité du lavage.

L’OMS rappelle que la filtration rapide sans prétraitement chimique adéquat peut se comporter principalement comme un dispositif de tamisage et ne pas constituer une barrière microbiologique suffisante [4].

Filtration et désinfection remplissent des fonctions différentes

La filtration peut contribuer à réduire la turbidité, les matières en suspension et certains microorganismes selon le procédé.

Elle ne remplace pas automatiquement :

  • la désinfection ;
  • le contrôle microbiologique ;
  • la correction chimique ;
  • les étapes de traitement imposées par la qualité de l’eau ;
  • la surveillance de l’eau produite.

Nous considérons donc le sable comme une partie intégrée d’un système de traitement, et non comme une solution indépendante de potabilisation.

Filtration lente, rapide, bicouche et sous pression

Comparer des granulométries sans identifier la technologie du filtre conduit facilement à une mauvaise spécification.

Filtration lente sur sable

La filtration lente fonctionne à une charge hydraulique faible et s’appuie notamment sur les mécanismes biologiques qui se développent dans la zone supérieure du lit.

Les documents de l’OMS indiquent des vitesses d’environ 0,1 à 0,3 m³/m²·h, soit 0,1 à 0,3 m/h, pour les configurations de filtration lente décrites [2–3].

Ce procédé se distingue par :

  • une vitesse faible ;
  • une emprise au sol importante ;
  • une forte interaction biologique ;
  • un mode d’entretien spécifique ;
  • une sensibilité à la qualité de l’eau en entrée.

Filtration rapide ouverte dans le référentiel ONEE

Le CCTG de l’ONEE consacré au traitement de l’eau potable décrit notamment une filtration ouverte, monocouche et descendante.

Dans cette configuration, le document indique :

  • un sable homogène compris dans l’intervalle 0,5–1,5 mm ;
  • un coefficient d’uniformité Cu ≤ 1,6 ;
  • une épaisseur de sable comprise entre 0,8 et 1,2 m ;
  • une vitesse de filtration ≤ 7 m/h ;
  • une vitesse ne dépassant pas 9,5 m/h pendant le lavage d’un filtre, dans les conditions décrites ;
  • une durée maximale de cycle de 24 heures [1].

Ces valeurs montrent le niveau de précision attendu dans un projet marocain. Elles décrivent toutefois une configuration particulière et ne constituent pas une prescription universelle.

Lit bicouche sable–anthracite

Le même référentiel présente une configuration bicouche comportant du sable et de l’anthracite.

Il mentionne notamment :

  • une taille effective de l’ordre de 1 mm ;
  • une vitesse de filtration ne dépassant pas 10 m³/m²·h ;
  • un lavage à l’air et à l’eau traitée selon la séquence prévue [1].

Dans un lit bicouche, la sélection doit prendre en compte les relations entre :

  • taille des grains ;
  • densité de chaque média ;
  • hauteur de chaque couche ;
  • vitesse de fluidisation ;
  • comportement pendant le lavage ;
  • risque de mélange ou d’inversion des couches.

Filtres sous pression

Le document ONEE mentionne également, dans une section consacrée au prétraitement d’eau saumâtre, des filtres sous pression contenant un sable d’une taille effective de l’ordre de 0,8 mm et fonctionnant à une vitesse proche de 10 m³/m²·h [1].

Les filtres sous pression imposent une vérification précise de :

  • la fiche du fabricant ;
  • la géométrie de la cuve ;
  • la surface filtrante ;
  • la pression de fonctionnement ;
  • la forme et l’ouverture des crépines ;
  • la vitesse et la séquence de lavage.

Filtres intermittents d’eaux usées

La fiche de l’EPA sur les filtres intermittents présente, pour cette technologie :

  • une taille effective de 0,25 à 0,75 mm ;
  • un coefficient d’uniformité inférieur à 4 ;
  • des lits généralement compris entre 18 et 36 pouces [5].

Une évaluation technique complémentaire de l’EPA souligne également l’importance de la taille effective, du coefficient d’uniformité et de la maîtrise des fractions très fines [7].

Ces critères concernent des filtres intermittents recevant un effluent prétraité. Ils ne doivent pas être transférés directement vers une filtration rapide d’eau potable.

Charges hydrauliques documentées selon trois configurations

La différence d’échelle montre pourquoi la technologie du filtre doit être identifiée avant de choisir le média.

Filtration lente — OMS 0.3 m/h

Limite supérieure de la plage d’environ 0,1 à 0,3 m/h présentée par l’OMS.

Filtration rapide ouverte — ONEE 7 m/h

Vitesse maximale indiquée pour la configuration ouverte étudiée.

Filtration bicouche — ONEE 10 m/h

Vitesse maximale indiquée pour la configuration sable–anthracite citée.

Source : ONEE, CCTG Travaux d’eau potable — Tome 6 ; OMS, Guidelines for Drinking-water Quality et Slow Sand Filtration. Chaque valeur reste associée au procédé et aux conditions décrits dans sa référence.

Notre analyse confirme qu’il n’existe pas un « meilleur sable filtrant » indépendant du procédé. Le choix commence par le type de filtre, son régime hydraulique et son objectif de traitement.

Comprendre D10, D60 et le coefficient d’uniformité

Une plage commerciale comme 0,5–1,0 mm indique deux limites, mais elle ne montre pas comment la masse est répartie entre ces limites.

Une analyse par tamisage permet d’établir une courbe granulométrique cumulative et d’en extraire plusieurs diamètres caractéristiques.

D10 : taille effective

D10 est le diamètre pour lequel 10 % de la masse de l’échantillon présente une taille inférieure.

Exemple :

  • D10 = 0,50 mm ;
  • 10 % de la masse est plus fine que 0,50 mm ;
  • 90 % de la masse est plus grossière.

D10 ne représente pas nécessairement le plus petit grain présent dans le lot.

D60

D60 est le diamètre pour lequel 60 % de la masse de l’échantillon est plus fine.

Il est principalement utilisé avec D10 pour caractériser l’étendue de la distribution.

Coefficient d’uniformité

Le coefficient d’uniformité est généralement calculé ainsi :

Cu = D60 / D10

Exemple :

  • D10 = 0,50 mm ;
  • D60 = 0,75 mm ;
  • Cu = 1,50.

Une valeur proche de 1 indique une distribution resserrée. Une valeur plus élevée traduit une distribution plus étendue.

Le référentiel ONEE fixe par exemple Cu ≤ 1,6 pour la configuration ouverte décrite précédemment [1]. L’EPA accepte un coefficient inférieur à 4 pour certains filtres intermittents d’eaux usées [5].

Cette différence ne constitue pas une contradiction : les technologies, les charges hydrauliques et les objectifs de traitement ne sont pas identiques.

Pourquoi la plage commerciale ne suffit-elle pas ?

Deux produits annoncés 0,5–1,0 mm peuvent présenter :

  • des valeurs D10 différentes ;
  • des valeurs D60 différentes ;
  • des coefficients Cu différents ;
  • une proportion de fines différente ;
  • une répartition différente autour de la médiane ;
  • des comportements hydrauliques différents.

Une courbe granulométrique complète permet d’évaluer la distribution avec beaucoup plus de précision qu’une désignation commerciale.

Relation entre taille des grains et perméabilité

Dans les modèles classiques d’écoulement à travers un milieu granulaire, la perméabilité varie notamment avec le carré d’un diamètre représentatif lorsque les autres paramètres sont maintenus constants.

Le graphique suivant présente un indice relatif calculé selon la relation :

Indice relatif = (d / 0,50)²

L’objectif est de visualiser la sensibilité théorique de la perméabilité à la taille des grains, sans remplacer un essai hydraulique ou une note de calcul.

Sensibilité théorique de la perméabilité à la taille des grains

Indice relatif calculé en maintenant constants la porosité, la forme des grains et les autres paramètres du milieu.

0 1 2 3 4 0,50 mm 0,60 mm 0,70 mm 0,80 mm 0,90 mm 1,00 mm Diamètre représentatif Indice relatif de perméabilité Indice relatif selon une dépendance en d²: 1 Indice relatif selon une dépendance en d²: 1.44 Indice relatif selon une dépendance en d²: 1.96 Indice relatif selon une dépendance en d²: 2.56 Indice relatif selon une dépendance en d²: 3.24 Indice relatif selon une dépendance en d²: 4
Indice relatif selon une dépendance en d²
Source : Calcul de sensibilité fondé sur la dépendance en carré du diamètre utilisée dans les modèles classiques d’écoulement à travers les lits granulaires. L’indice compare uniquement l’effet théorique du diamètre ; les performances réelles dépendent aussi de la porosité, de la forme des grains, de la viscosité, du lit et de son état.

Ce calcul met en évidence un point important : une variation apparemment limitée de granulométrie peut produire une différence hydraulique significative.

Pour comparer deux propositions, nous recommandons donc d’examiner au minimum :

  • la courbe complète ;
  • D10 ;
  • D50 ;
  • D60 ;
  • Cu ;
  • la fraction située sous le tamis minimum ;
  • la fraction située au-dessus du tamis maximum ;
  • la méthode d’essai ;
  • le numéro de lot.

Granulométrie, perte de charge et qualité de filtration

La sélection du média cherche généralement un équilibre entre :

  • la capacité de rétention ;
  • la circulation hydraulique ;
  • la durée des cycles ;
  • la qualité du lavage.

Média trop fin

Selon le procédé, une fraction trop fine peut :

  • augmenter la perte de charge initiale ;
  • accélérer l’augmentation de la pression différentielle ;
  • réduire la durée entre deux lavages ;
  • prolonger le rinçage initial ;
  • faciliter le déplacement de fines vers le drainage ;
  • rendre le lit plus sensible à un prétraitement insuffisant.

Média trop grossier

Un média trop grossier peut :

  • laisser passer davantage de particules ;
  • provoquer une percée plus rapide de turbidité ;
  • nécessiter une profondeur de lit différente ;
  • être incompatible avec les ouvertures du drainage ;
  • modifier la répartition de la rétention dans la profondeur ;
  • demander une configuration multicouche différente.

Influence du prétraitement

La performance d’un filtre rapide ne dépend pas uniquement du sable.

Elle dépend fortement :

  • de la dose de coagulant ;
  • du pH ;
  • de la qualité du mélange ;
  • de la formation des flocs ;
  • de la décantation ;
  • de la turbidité à l’entrée ;
  • de la charge hydraulique réelle.

Une mauvaise coagulation ou une surcharge du filtre ne sera pas automatiquement corrigée par l’installation d’un sable plus fin.

Fines, propreté et réception du média

Les fines peuvent provenir :

  • du gisement ;
  • du concassage ;
  • du séchage ;
  • du criblage ;
  • de l’attrition ;
  • du transport ;
  • des opérations de chargement ;
  • du stockage.

Leur présence peut entraîner :

  • une turbidité importante pendant le premier rinçage ;
  • une augmentation rapide de la perte de charge ;
  • une accumulation dans la partie supérieure du lit ;
  • une durée de lavage accrue ;
  • une migration vers le système de drainage.

Questions utiles avant la commande

Nous recommandons de vérifier :

  1. Le matériau est-il lavé ?
  2. Est-il séché ou livré humide ?
  3. Quelle méthode est utilisée pour déterminer les fines ?
  4. Quelle fraction passe sous le tamis minimum ?
  5. Comment les lots sont-ils identifiés ?
  6. Le rapport granulométrique correspond-il au lot proposé ?
  7. Comment le produit est-il protégé pendant le stockage ?
  8. Quel conditionnement est prévu ?
  9. Un échantillon représentatif peut-il être examiné ?
  10. Quels contrôles sont prévus avant expédition ?

Contrôle à la réception

Selon la criticité du projet, la réception peut comprendre :

  • inspection du véhicule ou des emballages ;
  • vérification des numéros de lots ;
  • contrôle de l’intégrité des sacs ou big bags ;
  • prélèvement représentatif ;
  • mesure de l’humidité ;
  • tamisage de confirmation ;
  • contrôle de la quantité ;
  • stockage séparé dans l’attente de la validation.

Un échantillon prélevé à un seul endroit ne représente pas nécessairement l’ensemble d’un lot. Le plan d’échantillonnage doit tenir compte du conditionnement et de l’hétérogénéité potentielle.

Composition minéralogique, chimique et stabilité

Le terme « sable siliceux » ne constitue pas une analyse.

Selon le projet, la caractérisation peut comprendre :

  • fluorescence X pour les principaux éléments ou oxydes ;
  • diffraction des rayons X pour les phases minéralogiques ;
  • perte au feu ;
  • solubilité dans un milieu défini ;
  • dosage de matières organiques ;
  • observation de la forme et de la surface des grains ;
  • masse volumique apparente ;
  • essais de résistance ou d’attrition.

Les paramètres recherchés peuvent inclure :

  • SiO₂ ;
  • Al₂O₃ ;
  • Fe₂O₃ ;
  • CaO ;
  • MgO ;
  • perte au feu ;
  • matières organiques ;
  • solubilité ;
  • humidité ;
  • masse volumique.

La teneur en SiO₂ n’est qu’un paramètre

Une teneur en SiO₂ peut contribuer à documenter la nature du matériau, mais elle ne garantit pas :

  • la granulométrie ;
  • D10 ou D60 ;
  • le coefficient d’uniformité ;
  • la teneur en fines ;
  • la compatibilité avec les crépines ;
  • la perte de charge ;
  • l’expansion au lavage ;
  • la qualité d’eau obtenue.

À l’inverse, une courbe granulométrique conforme ne remplace pas les contrôles chimiques ou minéralogiques demandés par le projet.

Référence française NF EN 12904

L’ANSES mentionne les sables et graviers à base de silice conformes à la NF EN 12904 parmi les supports minéraux utilisés dans le traitement de l’eau [8].

Pour un projet marocain intégrant des exigences françaises ou européennes, nous vérifions notamment :

  • la norme citée ;
  • sa version applicable ;
  • les paramètres supplémentaires du CPS ;
  • les exigences sanitaires du projet ;
  • les méthodes d’essai demandées ;
  • la documentation à remettre.

La présence d’une référence normative ne dispense pas le concepteur de définir les caractéristiques hydrauliques et granulométriques nécessaires à son installation.

Ce que le référentiel ONEE apporte aux projets marocains

Le CCTG ONEE montre qu’un projet de filtration ne se résume pas à la fourniture d’un sable.

La configuration ouverte décrite encadre notamment :

  • la plage granulométrique ;
  • Cu ;
  • l’épaisseur du lit ;
  • la vitesse de filtration ;
  • la durée maximale du cycle ;
  • le suivi du colmatage ;
  • la conception du plancher ;
  • la répartition des buselures ;
  • la séquence de lavage ;
  • la perte annuelle de média [1].
Paramètre du référentiel consulté Exigence dans la configuration citée Conséquence pour l’achat
Granulométrie 0,5–1,5 mm Demander une courbe permettant de vérifier le fuseau
Coefficient d’uniformité Cu ≤ 1,6 Disposer de D10 et D60
Hauteur de sable 0,8–1,2 m Calculer le volume par filtre
Vitesse de filtration ≤ 7 m/h Vérifier la cohérence avec la charge hydraulique
Cycle maximal 24 h Relier le média aux objectifs d’exploitation
Perte annuelle de sable ≤ 2 % Prévoir le suivi et les compléments
Lavage Air et eau selon conception Vérifier la fluidisation et la perte de média

Ces valeurs ne doivent être intégrées à un achat que lorsque le projet les adopte effectivement. Le CPS, la note de calcul et la fiche équipement restent prioritaires.

Notre travail consiste à rapprocher la demande du client des paramètres réellement exigés, sans transformer une valeur documentaire en promesse générale.

Apports documentaires de la France et de l’Espagne

La proximité industrielle avec la France et l’Espagne rend leurs références utiles pour les projets marocains impliquant des bureaux d’études, des équipementiers ou des standards européens.

France

Les documents français permettent notamment d’étudier :

  • les normes de produits ;
  • les exigences sanitaires ;
  • les méthodes d’essai ;
  • le traitement des piscines collectives ;
  • les supports autorisés ou évalués ;
  • la documentation attendue.

Le rapport ANSES sur les piscines souligne également l’importance d’une filtration performante et de la coagulation dans les systèmes concernés [9].

Espagne

Le projet public espagnol de La Granja de San Ildefonso présente une filière comprenant :

  • mélange rapide ;
  • floculation ;
  • décantation lamellaire ;
  • filtration sur sable ouverte ;
  • stockage de l’eau traitée [10].

Cette architecture confirme que le comportement du filtre doit être étudié en lien avec les étapes situées en amont.

Comment nous utilisons ces références

Dans notre analyse d’un projet, elles peuvent servir à :

  • clarifier la terminologie ;
  • comprendre une norme citée ;
  • comparer les méthodes d’essai ;
  • préparer un dossier multilingue ;
  • interpréter une exigence d’équipementier ;
  • structurer la documentation de réception.

Elles ne remplacent pas les exigences marocaines ni le cahier des charges propre au projet.

Hauteur du lit, support et drainage

Selon sa conception, un filtre peut comprendre :

  1. Une couche principale de sable.
  2. Une couche d’anthracite ou d’un autre média.
  3. Plusieurs couches de gravier calibré.
  4. Un faux plancher.
  5. Des buselures.
  6. Des crépines.
  7. Un réseau de drainage.
  8. Un système de lavage à l’air.
  9. Un système de lavage à l’eau.

Fonction des couches de support

Les couches de gravier peuvent :

  • empêcher la migration du sable ;
  • créer une transition entre le média et le drainage ;
  • protéger les crépines ;
  • répartir l’eau de lavage ;
  • stabiliser le lit.

Leur dimension doit être cohérente avec :

  • la taille du sable ;
  • les ouvertures des crépines ;
  • la granulométrie des couches voisines ;
  • le sens d’écoulement ;
  • la vitesse de lavage.

Un mauvais dimensionnement peut provoquer :

  • une perte de média ;
  • un mélange des couches ;
  • une obstruction ;
  • un lavage irrégulier ;
  • des zones mortes ;
  • une dégradation de la qualité filtrée.

Calcul du volume

Le volume théorique de média est calculé par :

Volume = surface filtrante × épaisseur du lit

Exemple méthodologique :

  • surface : 25 m² ;
  • hauteur de sable : 1 m ;
  • volume : 25 m³.

La conversion en masse nécessite la masse volumique apparente du produit dans l’état de livraison.

Le calcul doit aussi intégrer :

  • les tolérances du filtre ;
  • le tassement ;
  • l’humidité ;
  • les pertes de manutention ;
  • le stock initial de complément ;
  • la stratégie de maintenance.

Lavage à contre-courant et expansion du lit

Pendant le cycle, les particules retenues augmentent la perte de charge.

Le lavage vise à :

  • détacher les dépôts ;
  • mettre les grains en mouvement ;
  • évacuer les matières accumulées ;
  • restaurer la capacité hydraulique.

La vitesse requise dépend notamment :

  • de la taille des grains ;
  • de leur densité ;
  • de leur forme ;
  • de la porosité du lit ;
  • de la température ;
  • de la viscosité de l’eau ;
  • de la hauteur du média ;
  • de la présence d’anthracite ;
  • du dispositif de distribution.

Effet de la température

La viscosité de l’eau varie avec la température.

Une vitesse de lavage constante peut ainsi provoquer :

  • une expansion insuffisante lorsque les conditions changent ;
  • une expansion excessive ;
  • une perte de média ;
  • un nettoyage incomplet.

La plage de fonctionnement doit être étudiée dans les conditions réelles de l’installation.

Indicateurs d’exploitation

L’EPA recommande notamment d’examiner l’état du média, le profil du filtre, les conditions de charge hydraulique, le drainage et les pratiques de lavage lors de l’évaluation des performances [6].

Les indicateurs utiles comprennent :

  • turbidité d’entrée et de sortie ;
  • pression différentielle ;
  • durée du cycle ;
  • volume d’eau de lavage ;
  • durée du lavage ;
  • expansion du lit ;
  • perte de média ;
  • turbidité après remise en service ;
  • différences entre filtres identiques.

Une dérive peut signaler :

  • une mauvaise coagulation ;
  • une charge excessive ;
  • un lavage insuffisant ;
  • un défaut de buselure ;
  • une ségrégation du lit ;
  • une perte de média ;
  • une mauvaise répartition du débit.

Contrôles de laboratoire à prévoir

Le programme d’analyse doit correspondre au projet et à la criticité de l’installation.

Paramètre Donnée ou méthode possible Utilité
Courbe granulométrique Tamisage selon méthode définie Vérifier la distribution complète
D10 Lecture ou interpolation sur la courbe Déterminer la taille effective
D60 Lecture ou interpolation sur la courbe Calculer Cu
Cu D60 / D10 Caractériser l’étendue de la distribution
Fines Fraction sous le tamis défini Évaluer poussières et grains très fins
Humidité Séchage et pesée Connaître la masse sèche réelle
Masse volumique apparente Mesure volumétrique Convertir volume et masse
Composition chimique XRF ou méthode appropriée Documenter les principaux constituants
Phases minéralogiques XRD Identifier quartz et autres phases
Solubilité Méthode prévue par le projet Étudier la stabilité chimique
Matières organiques Méthode appropriée Rechercher certains contaminants
Attrition Essai défini Évaluer la production potentielle de fines

Traçabilité du rapport

Un rapport utile doit identifier autant que possible :

  • le produit ;
  • la fraction ;
  • le lot ;
  • la date de prélèvement ;
  • l’origine de l’échantillon ;
  • la méthode ;
  • le laboratoire ;
  • les unités ;
  • les résultats ;
  • la personne ou l’entité ayant validé le document.

Un rapport non relié au lot proposé ne présente pas le même niveau de maîtrise qu’un résultat traçable.

Construire un cahier des charges exploitable

Un bon cahier des charges réduit les interprétations et facilite la comparaison des offres.

Identifier l’application

Préciser :

  • eau potable ;
  • eau industrielle ;
  • eau de procédé ;
  • piscine ;
  • eaux usées ;
  • prétraitement membranaire ;
  • déferrisation ;
  • démanganisation ;
  • filtration de sécurité ;
  • autre procédé.

Décrire le filtre

Indiquer :

  • ouvert ou fermé ;
  • gravitaire ou sous pression ;
  • monocouche ou multicouche ;
  • surface ou diamètre ;
  • hauteur disponible ;
  • débit ;
  • vitesse de filtration ;
  • sens de l’écoulement ;
  • drainage ;
  • méthode de lavage ;
  • média actuellement installé.

Définir la granulométrie

Préciser selon le besoin :

  • fuseau granulométrique ;
  • D10 ;
  • D60 ;
  • Cu maximum ;
  • teneur en fines ;
  • fraction grossière maximale ;
  • méthode d’analyse ;
  • tolérance entre lots.

Définir les autres caractéristiques

Selon le projet :

  • composition chimique ;
  • phases minéralogiques ;
  • masse volumique apparente ;
  • humidité ;
  • solubilité ;
  • perte au feu ;
  • matières organiques ;
  • résistance à l’attrition ;
  • forme des grains.

Définir la documentation

Le dossier peut demander :

  • fiche technique ;
  • certificat d’analyse ;
  • rapport granulométrique ;
  • échantillon ;
  • traçabilité du lot ;
  • déclaration de conformité ;
  • rapport de laboratoire tiers ;
  • documentation normative.

Définir la logistique

Préciser :

  • quantité ;
  • tolérance de livraison ;
  • sacs, big bags ou vrac ;
  • masse unitaire ;
  • palette ;
  • protection contre l’humidité ;
  • destination ;
  • accès ;
  • déchargement ;
  • calendrier ;
  • livraisons fractionnées éventuelles.
Cahier des charges

Modèle prêt à transmettre

Complétez les informations disponibles et joignez votre cahier des charges, votre fiche équipement ou vos résultats d’analyse.

01
Projet
02
Client / bureau d’études
03
Application
04
Qualité de l’eau à traiter
05
Type de filtre
06
Marque / modèle
07
Surface du filtre
08
Hauteur du lit
09
Vitesse de filtration
10
Mode de lavage
11
Vitesse de lavage
12
Granulométrie recherchée
13
D10 recherché
14
D60 recherché
15
Coefficient d’uniformité maximum
16
Teneur maximale en fines
17
Composition recherchée
18
Autres essais
19
Quantité
20
Conditionnement
21
Destination
22
Date souhaitée
23
Documents à fournir
24
Observations

Dix erreurs fréquentes lors de l’achat

1. Commander uniquement une plage nominale

Une plage comme 0,5–1 mm ne décrit ni D10, ni D60, ni Cu, ni la teneur en fines.

2. Assimiler automatiquement sable lavé et média filtrant

Le lavage ne démontre pas à lui seul la conformité granulométrique, chimique ou hydraulique.

3. Utiliser un rapport d’un autre lot

La matière première et les opérations de préparation peuvent varier. Le rapport doit être relié au produit proposé.

4. Copier une spécification trouvée en ligne

Une valeur adaptée à un filtre lent, à une piscine ou à des eaux usées peut être incompatible avec une filtration rapide d’eau potable.

5. Ignorer les crépines et le drainage

Une incompatibilité peut provoquer une perte de sable, une obstruction ou un lavage irrégulier.

6. Négliger la température de lavage

L’expansion du lit varie avec la viscosité de l’eau.

7. Convertir le volume avec la densité réelle du quartz

La densité minérale et la masse volumique apparente du lit ne sont pas interchangeables.

8. Oublier l’humidité

Une humidité variable influence la masse sèche réellement livrée.

9. Mélanger des lots sans contrôle

Des distributions différentes peuvent modifier le comportement du lit.

10. Utiliser le média pour compenser un défaut de procédé

Une mauvaise coagulation, une surcharge ou un lavage déficient exigent un diagnostic global.

Sélection selon l’application

Application Priorités de l’étude Informations à transmettre
Eau potable — filtre rapide D10, Cu, hauteur, turbidité et lavage CPS, vitesse, type de filtre et analyses
Filtre sous pression Crépines, pression, débit et lavage Marque, modèle, diamètre et fiche fabricant
Lit bicouche Taille, densité et expansion des médias Composition des couches et séquence de lavage
Piscine collective Vitesse, coagulation, turbidité et exploitation Débit, type de filtre et exigences applicables
Eau de procédé Qualité finale et protection des équipements Polluants, débit et étapes situées en aval
Eaux usées Prétraitement et charge hydraulique Qualité de l’effluent et mode d’alimentation
Prétraitement membranaire Turbidité, pression et protection des membranes Type de membrane et objectifs de qualité
Déferrisation ou démanganisation Oxydation, pH et média prévu Analyses Fe/Mn et description du procédé

Recherche marocaine et caractérisation des sables

Les recherches marocaines consultées renforcent un principe central : la valeur technique d’un sable doit être établie par la caractérisation.

L’étude menée sur des carrières de la région de Meknès associe des analyses :

  • géotechniques ;
  • minéralogiques ;
  • géochimiques [12].

Elle montre l’intérêt d’étudier la nature du matériau avant sa valorisation industrielle.

Une autre recherche a employé un sable naturel marocain pour produire un support de microfiltration céramique [11].

Cette application diffère d’un lit filtrant granulaire :

  • le sable est transformé ;
  • le matériau est mis en forme ;
  • il subit un traitement thermique ;
  • la filtration dépend de la porosité d’une membrane.

Cette distinction est importante. Nous n’utilisons pas cette publication pour conclure qu’un sable brut est adapté à un filtre classique. Nous la retenons pour ce qu’elle démontre réellement : le potentiel des ressources marocaines lorsqu’elles sont caractérisées et préparées en fonction d’une application définie.

Notre approche repose sur la même logique :

  1. comprendre le procédé ;
  2. identifier les paramètres critiques ;
  3. examiner les caractéristiques disponibles ;
  4. définir les analyses nécessaires ;
  5. organiser la fourniture et la documentation.

Procédure avant une commande industrielle

Étape 1 — Rassembler les données

Réunir :

  • plans ;
  • fiche équipement ;
  • note de calcul ;
  • historique d’exploitation ;
  • média existant ;
  • débit réel ;
  • lavage ;
  • problèmes observés.

Étape 2 — Définir l’objectif

Identifier :

  • qualité de l’eau en entrée ;
  • qualité de sortie attendue ;
  • perte de charge admissible ;
  • durée de cycle recherchée ;
  • contraintes des étapes en aval ;
  • fréquence d’entretien.

Étape 3 — Formaliser les caractéristiques du média

Définir :

  • fuseau ;
  • D10 ;
  • D60 ;
  • Cu ;
  • fines ;
  • composition ;
  • propriétés physiques ;
  • documentation.

Étape 4 — Examiner la proposition

Comparer point par point les données disponibles avec le cahier des charges.

Chaque écart doit être :

  • identifié ;
  • expliqué ;
  • évalué ;
  • soumis à la partie responsable de la validation technique.

Étape 5 — Valider l’échantillon

Selon la criticité :

  • prélever ;
  • analyser ;
  • comparer ;
  • documenter ;
  • conserver un témoin.

Étape 6 — Planifier la livraison

Prévoir :

  • conditionnement ;
  • accès ;
  • déchargement ;
  • stockage ;
  • protection ;
  • séquence de remplissage ;
  • eau de rinçage ;
  • gestion des emballages.

Étape 7 — Contrôler la mise en service

Après chargement :

  • vérifier les couches ;
  • niveler le lit ;
  • réaliser le rinçage ;
  • observer les eaux de lavage ;
  • surveiller la perte de média ;
  • remettre progressivement en service ;
  • enregistrer les valeurs initiales.

Conclusion : spécifier un média, pas seulement un sable

Notre étude montre que la sélection d’un sable siliceux pour la filtration de l’eau au Maroc doit intégrer quatre niveaux.

Le procédé

  • type de filtre ;
  • qualité de l’eau ;
  • prétraitement ;
  • vitesse ;
  • lavage ;
  • performance attendue.

Le média

  • courbe granulométrique ;
  • D10 ;
  • D60 ;
  • Cu ;
  • fines ;
  • forme des grains ;
  • composition ;
  • stabilité.

Le contrôle

  • méthode d’échantillonnage ;
  • analyses ;
  • traçabilité ;
  • réception ;
  • suivi des lots.

La fourniture

  • quantité ;
  • humidité ;
  • conditionnement ;
  • transport ;
  • stockage ;
  • calendrier.

Les références ONEE montrent le degré de précision que peuvent atteindre les projets marocains. Les documents de l’OMS, de l’EPA, de l’ANSES et des institutions européennes montrent également que les valeurs varient fortement avec la technologie.

Une demande utile ne se limite donc pas à :

« Nous cherchons du sable pour filtre. »

Elle précise :

« Voici notre application, notre équipement, notre granulométrie, D10, D60, Cu, les analyses demandées, le volume, le conditionnement et la destination. »

À partir de ces éléments, nous pouvons étudier la demande sur une base claire, comparer les caractéristiques disponibles aux exigences du projet et accompagner le client dans la préparation de son approvisionnement.

Questions fréquentes

Questions sur le sable siliceux et la filtration

Quelle granulométrie faut-il choisir pour un sable filtrant ?

Il n’existe pas une granulométrie universelle. Le choix dépend du type de filtre, de la vitesse de filtration, de la hauteur du lit, du prétraitement, du drainage, du lavage et des objectifs de qualité de l’eau.

Que signifie D10 pour un sable de filtration ?

D10 correspond au diamètre pour lequel 10 % de la masse de l’échantillon est constituée de grains plus fins. Cette valeur est fréquemment appelée taille effective du média filtrant.

Que signifie D60 dans une courbe granulométrique ?

D60 est le diamètre pour lequel 60 % de la masse de l’échantillon passe. Il est notamment utilisé avec D10 pour calculer le coefficient d’uniformité.

Comment calcule-t-on le coefficient d’uniformité Cu ?

Le coefficient d’uniformité est généralement calculé avec la formule Cu égale D60 divisé par D10. Une valeur proche de 1 indique une distribution granulométrique plus resserrée.

Une plage 0,5–1,0 mm suffit-elle pour sélectionner un sable filtrant ?

Non. Deux sables possédant la même plage commerciale peuvent présenter des courbes, des valeurs D10, D60, Cu et des teneurs en fines différentes.

Quelle différence existe-t-il entre filtration lente et filtration rapide ?

La filtration lente fonctionne à faible vitesse et s’appuie notamment sur des mécanismes biologiques dans la partie supérieure du lit. La filtration rapide utilise des charges hydrauliques plus élevées et dépend fréquemment d’un prétraitement adapté.

Le sable de construction peut-il être utilisé dans un filtre à eau ?

Un sable de construction ne doit pas être considéré automatiquement comme un média filtrant. Sa granulométrie, ses fines, sa composition, sa stabilité et sa propreté peuvent être incompatibles avec l’installation.

Pourquoi faut-il contrôler la teneur en fines ?

Une quantité excessive de fines peut provoquer une turbidité au démarrage, augmenter rapidement la perte de charge, prolonger le rinçage et réduire la durée des cycles de filtration.

La teneur en SiO₂ suffit-elle pour qualifier un sable filtrant ?

Non. La composition chimique ne remplace pas la courbe granulométrique, D10, D60, Cu, la propreté, la stabilité, la compatibilité hydraulique et les exigences propres au filtre.

Quels contrôles de laboratoire peuvent être demandés ?

Selon le projet, l’acheteur peut demander un tamisage, D10, D60, Cu, les fines, l’humidité, la masse volumique apparente, une analyse chimique, une analyse minéralogique, la solubilité ou un essai d’attrition.

Comment calculer la quantité de sable nécessaire pour un filtre ?

Le volume théorique correspond à la surface du filtre multipliée par l’épaisseur du lit. La conversion en masse doit utiliser la masse volumique apparente pertinente et intégrer les tolérances, les pertes de manutention et le stock de complément.

Pourquoi le lavage à contre-courant doit-il être pris en compte avant l’achat ?

La granulométrie, la densité, la forme des grains et la température de l’eau influencent l’expansion du lit. Un média mal adapté peut être insuffisamment nettoyé ou être entraîné pendant le lavage.

Un certificat d’analyse générique est-il suffisant ?

Un rapport est plus utile lorsqu’il identifie clairement le produit, le lot, la date de prélèvement, la méthode d’essai et le laboratoire. Une fiche générique non reliée au lot livré apporte moins de maîtrise.

Quelles informations transmettre à Minerallum pour étudier un projet ?

Transmettez l’application, le type de filtre, le débit, la hauteur du lit, la granulométrie ou les valeurs D10 et Cu, les analyses demandées, la quantité, le conditionnement, la destination et les documents techniques disponibles.

Documentation

Sources et références

Les informations techniques présentées dans cet article reposent sur les publications et ressources suivantes.

  1. 01
    ONEE — Branche Eau

    CCTG Travaux d’eau potable — Tome 6 : Traitement

    Référentiel marocain présentant des critères de conception et d’exploitation de plusieurs configurations de filtration : granulométrie, coefficient d’uniformité, hauteur de lit, vitesse et lavage.

    Consulter la source
  2. 02
    World Health Organization

    Guidelines for Drinking-water Quality — Treatment methods and performance

    Référence internationale présentant notamment les caractéristiques générales de la filtration lente et de la filtration rapide sur média granulaire.

    Consulter la source
  3. 03
    World Health Organization

    Slow Sand Filtration — Huisman and Wood

    Ouvrage technique de référence consacré aux mécanismes, à la conception et à l’exploitation de la filtration lente sur sable.

    Consulter la source
  4. 04
    World Health Organization

    Water Treatment and Pathogen Control

    Publication expliquant notamment l’importance du prétraitement chimique pour la performance microbiologique de la filtration rapide.

    Consulter la source
  5. 05
    United States Environmental Protection Agency

    Wastewater Technology Fact Sheet — Intermittent Sand Filters

    Fiche technique présentant des critères indicatifs pour les filtres intermittents destinés au traitement d’eaux usées prétraitées.

    Consulter la source
  6. 06
    United States Environmental Protection Agency

    Surface Water Treatment Rule Turbidity Guidance Manual

    Guide consacré au suivi des performances de filtration, à la turbidité, à l’inspection du média, au drainage et aux pratiques de lavage.

    Consulter la source
  7. 07
    United States Environmental Protection Agency

    Technology Assessment of Intermittent Sand Filters

    Évaluation technique traitant notamment de la taille effective, du coefficient d’uniformité et des fractions fines des médias utilisés en filtration intermittente.

    Consulter la source
  8. 08
    ANSES

    Évaluation des risques liés à l’utilisation des supports de filtration

    Document français mentionnant notamment les sables et graviers à base de silice relevant de la norme NF EN 12904 pour le traitement de l’eau.

    Consulter la source
  9. 09
    ANSES

    Évaluation des risques sanitaires liés aux piscines

    Rapport français abordant l’importance de la filtration sur sable, de la coagulation et de la maîtrise de la vitesse de filtration dans les piscines collectives.

    Consulter la source
  10. 10
    Ministerio para la Transición Ecológica y el Reto Demográfico — Espagne

    Proyecto de abastecimiento a La Granja de San Ildefonso

    Exemple espagnol d’une filière de traitement comprenant mélange, floculation, décantation lamellaire et filtration sur filtres à sable ouverts.

    Consulter la source
  11. 11
    Addich et al.

    Elaboration of innovative ceramic microfiltration membrane from natural Moroccan sand

    Recherche consacrée à la caractérisation et à la valorisation d’un sable naturel marocain pour élaborer un support de microfiltration céramique.

    Consulter la source
  12. 12
    Benbaqqal et al.

    Étude géotechnique, minéralogique et géochimique des carrières de sable de la région de Meknès

    Étude marocaine illustrant l’importance d’une caractérisation géotechnique, minéralogique et géochimique avant la valorisation industrielle d’un sable.

    Consulter la source

Les exigences techniques peuvent varier selon les installations, les normes applicables, le procédé et les recommandations du concepteur du système.